
Plusieurs entreprises mondiales font face à des difficultés économiques et sont aujourd'hui contraintes de réduire très fortement leur production et leur effectif, faute de vendre suffisamment de voitures. Une deuxième problématique forte pour l'industrie automobile concerne le respect de l'environnement. Même si les usines d'automobiles ne polluent pas outre mesure, la pression des associations est forte car les transports sont responsables, en France, d'environ 27% des émissions de gaz à effet de serre. Les constructeurs automobiles se doivent donc de sensibiliser leurs employeurs et d'investir en Recherche et Développement afin de trouver des solutions pour réduire les émissions de gaz. Enfin, les entreprises du secteur automobile sont soumises à une forte problématique en termes de RSE. Tout d'abord l'égalité homme/femme est encore loin d'être respectée. Ensuite les conditions de travail doivent évoluer afin de renforcer la sécurité et diminuer la pénibilité.
Le problème majeur, pour Renault, reste le suicide au travail :
En effet un ingénieur du Technocentre de Renault s'est suicidé mercredi 7 Octobre 2009 à son domicile. Un drame qui fait écho à la vague de suicides qu'avait connu ce même centre d'ingénierie fin 2006-début 2007.
« Il était en vacances depuis le début de la semaine et devait prendre dans les prochains jours de nouvelles fonctions, dans la conception de la future Logan, qui correspondaient bien à ses compétences et pour lesquelles il avait exprimé son contentement » selon M. Pélata. Ce poste était "important" et il allait devoir travailler pour une douzaine d'usines dans le monde.
"Depuis trois ans, nous avons mis en place des mesures importantes dans l'entreprise (...) Nous n'avions jamais revu aussi profondément les dispositifs d'accompagnement et de soutien, ce qui a structuré notre démarche autour d'un plan d'amélioration des conditions de vie et de travail des équipes", a-t-il rappelé.
"Le problème de fond du système de management de l'entreprise reste entier"
Le constructeur a en effet lancé début 2007 un plan auprès de 15000 salariés des sites d'ingénierie: création de responsables de ressources humaines de proximité, réduction des horaires d'ouverture, formations pour la détection des personnes en détresse suivies par une bonne part du personnel, possibilité de signalements aux médecins du travail...
Selon lui, quand un suicide survient, en général, "c'est parce qu'il y a une conjonction de problèmes". "On ne peut pas jouer sur toutes les dimensions de la vie des gens, mais on peut jouer sur la dimension de la vie au travail", a-t-il souligné.
La CGT a salué "l'attitude humble de la direction, très différente de ce qu'on a connu à une époque", et "partage son constat d'un échec des systèmes de détection".
La CFDT a jugé, elle, que "le problème de fond du système de management de l'entreprise reste entier".
Les syndicats ont demandé un Comité d'hygiène et sécurité extraordinaire.
D'après eux, aucun autre salarié Renault du Technocentre ne s'était donné la mort depuis la vague d'il y a trois ans. Un salarié employé par un prestataire de services travaillant au Technocentre s'était toutefois suicidé à son domicile en février 2008.
Trois suicides de salariés du centre de Guyancourt sont survenus entre octobre 2006 et février 2007, dont deux ont été classés en accidents du travail par la sécurité sociale.
En mars, la direction a présenté un "plan de soutien" assorti, fin septembre, de "mesures sur la maîtrise du temps de travail", resserrant notamment les horaires d'ouverture de ses cinq sites d'ingénierie (15.000 salariés).
Pour améliorer les conditions de travail, Xavier Bertrand a notamment proposé, début octobre, lors d'une conférence sociale sur ce thème, de renforcer le rôle et la formation des membres des CHSCT (comités hygiène et sécurité et conditions de travail), d'améliorer la médecine du travail et de mettre en place des indicateurs fiables et reconnus sur le stress au travail.
On peut donc dire que pour le groupe Renault les problèmes de management, qu’ils pensaient avoir résolu, persiste toujours au jour d’aujourd’hui. Il est désormais nécessaire pour eux de mettre en place un plan d’action efficace qui ferait disparaître le stress, la pression et les soucis qui pèsent sur leurs salariés. On voit donc que la vie personnelle est au même niveau que la vie professionnel, et le service RH de Renault doit tout faire pour améliorer le bien-être et la satisfaction de leurs employés.
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